Les mots du jour

Les mots du jour - Le temps

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Le temps
















Le personnage est suspendu a une pendule imaginaire.

Il s'accroche aux décombres de sa mémoire et quand il traverse le cadrant, un monde merveilleux de chimères découpé en quatre partie par une croix qui fixe un centre spartiate.

Quatre saisons différentes pour sa propre vie, son histoire, ses ages.

Quatre modalités sur lesquels il peut compter afin de perdurer le temps...

La terreur et la souffrance semblent le fief de son royaume, un royaume imaginé au printemps.

Cela impute des contreforts, des douves, des meurtrières... le sentiment de danger extérieurs avec le besoin de se protéger.

Au printemps de sa vie le personnage se nomme gardien d'un trésor que des méchants peuvent à tout jamais dérober.

Il a cru, ce tendre héros, que posséder ferait de lui un vainqueur face à l'adversité.

A l'été de sa vie, maitrise et perfection sont devenues sa devise.

Il en a oublié que seules les erreurs de sa vie bringuebalante témoignent de son humanité.

Il s'est cru guerrier de lumière, combattant l'hydre à neuf tête, il s'est voulu valeureux, riche et fier de son histoire.

A l'automne pourtant, lassitude et découragement ordonnent désormais sa quête de pouvoir.

Il fut si bref, ce printemps et cet été... comment ne pas regretter de n'avoir su en profiter davantage...?

L'intérieur, l'extérieur, le ciel, la terre ont ils su être intégrés, digérés...? afin de redonner la clarté de ces milles feux à une satisfaction personnelle pleine de bon sens ...?

Les feuilles de son âme qui tombent au pied de ces certitudes vont elles nourrir cette belle verticalité et rejaillir tel un feu d'artifice vivant ou bien vont elles s'éparpiller et nourrir d'autres contrées, toujours plus loin afin que jamais l'ennui ne puisse bousculer ses prétentions ...?

l'hiver est déjà là et réverbère le silence ...

Le froid conserve le plus précieux trésor, la créativité à l'état pure.

Les glands contiennent le chêne, l'infini petit contient l'infini grand...

Le paradoxe se révèle... seul un détachement sage et plein d'humour permet d'y déceler la grande farce de la vie, qui tel un immense éclat de rire fait éclater le cadrant et voler en éclat...le temps qui passe...

Laissant apparaître ce doux silence qui n'a pas besoin du personnage et qui sait se renouveler a chaque instant.



Sandra

Le 8/7/16