Les mots du jour

Les mots du jour - La culpabilité

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La culpabilité

la culpabilité



Elle est comme un fond stagnant dans notre chaudron intérieur.

Elle nous dit «  Si ce fond noir et crasseux existe, il faut bien qu'il y ait un coupable »

Elle nous dit « Tu paieras !!!»

Elle désigne un juge et une victime.

Elle est trouble par essence et se sert du doute et de la confusion.

Cette grande confusion qui trouve ses racines dans... on ne sait plus tellement c'est loin. Depuis, depuis ... la croyance en la séparation.

Quand on observe cette confusion, on y trouve un mélange entre responsabilité et culpabilité, si fait que responsabilité à les pieds embourbés et nous coupe tous moyens d'actions.

Alors on reporte au lendemain, on se sent très fatigué.

L'un est certitude d'avoir fait du mal, et diffuse le sentiment de redevabilité.

L'autre, la responsabilité, qui n'est à la base qu'un moyen d'apprentissage à l'école de la vie, pourrait se résumer ainsi : voir ses erreurs, les reconnaître, s'en réjouir ( je sais ce n'est pas le plus facile), et changer. Ou s'en aimer davantage.

L'erreur est la seule façon d'acquérir de l'expérience, de se réajuster pour trouver l'axe qui renforce éthique et verticalité.

Être plus intelligent que la culpabilité, c'est possible, c'est revenir le plus souvent possible à ressentir le : «  c'est pas ma faute » de l'enfant qui sait, lui, qu'il a juste fait une erreur et qu'il a les moyens de s'en sortir grandi, si on soutient ça en lui.

C'est se souvenir que derrière la culpabilité, il y a une intention, une motivation.

Être responsable, c'est savoir intrinsèquement que nous avons la possibilité de réajuster nos erreurs, en acceptant que ça nous coûte, comme une contrepartie énergétique qui s'offre pour recevoir l'invitation du pouvoir de se remettre en question, celui de goûter l'apprentissage que la vie nous propose derrière chaque erreur.

Et si on acceptait de lâcher l'orgueil de se vouloir encore et encore, comme des petits dieux qui tournent en rond, au centre du monde qu'ils ont crée.

Dieu de la souffrance, dieu du stratège, dieu qui sait...

Dieu d'amour ( on a la croyance qu'on devrait aimer tout le monde )

Et si la vie était plus forte que ces dieux puérils ?

Et si la vie n'avait pas de centre ?

Et si le personnage à l'école de la vie pouvait avoir l'humilité de reconnaître qu'il n'est pas né avec un mode d'emploi, et qu'il fait ce qu'il peut, conscient que dans le fond un mystère plus vaste que lui aura le dernier mot, et que plutôt que de se débattre, il a la possibilité d'être amoureux de cette grande inconnue, et de s'ouvrir à la magie du «  je ne sais pas », à ce présent reposant, à cet amour qui dissout l'ignorance. 

Et si nous pouvions nous réjouir d'être à l'école de la vie, nous réjouir de pouvoir apprendre ensemble à conquérir ce qui est disponible à chaque instant :

Le bonheur d'être .


Sandra

Le 28 juin 2015



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